Passion Céréales | Les céréales

Passion Céréales

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Lancée en juin 2006, Passion Céréales est une association loi 1901, créée à l'initiative de l'interprofession céréalière, Intercéréales, qui rassemble les producteurs de céréales, les coopératives, les négociants, les meuniers, les malteurs, les amidonniers, les semouliers, les exportateurs ainsi que les acteurs de la nutrition animale. Passion Céréales est administrée et pilotée par les producteurs et les administrateurs de l'interprofession.

L'association constitue une interface d'information entre les acteurs du monde céréalier, le monde scientifique et la société ; sa mission est de faire connaître au grand public les céréales et les produits qui en sont issus (alimentaires et non-alimentaires). Au fil des saisons, elle fait aussi découvrir le travail quotidien d'hommes et de femmes passionnés par leur métier. Passion Céréales diffuse son information via des relais : la presse, les médias, les professionnels de la santé, de l'enseignement, les collectivités territoriales, les acteurs de la filière et les pouvoirs publics.

Plus d'information sur www.passioncereales.fr

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Vincent Bailly le reconnaît aisément : lancée en 2017, la conversion en bio de l'une de ses deux exploitations est un challenge technique des plus élevés. Située à Guyancourt (Yvelines), sa ferme spécialisée dans les grandes cultures est donc, pour lui, le cadre d'un passionnant champ de recherche pour conduire au mieux ses productions (*).

« Avec le bio, on revient aux bases de l'agronomie, explique-t-il. Toute intervention doit être réfléchie. » L'enjeu central étant de parvenir à assurer un rendement satisfaisant dans un cadre différent de celui de l'agriculture conventionnelle. « On ne recourt ni aux engrais minéraux, ni aux produits phytosanitaires », poursuit le jeune agriculteur de 27 ans.

De nouvelles techniques font donc leur apparition sur l'exploitation. « La fertilisation est notamment assurée par une rotation des cultures adaptée, par exemple en plaçant des légumineuses avant la culture du blé, indique Vincent Bailly. Quant au désherbage, il est mécanique et nécessite d'utiliser un outillage spécifique. »

Au fil de ses avancées, le céréalier discute régulièrement avec d'autres exploitants installés à proximité de sa ferme et qui, comme lui, ont choisi la production bio. « La communication est bonne entre nous. C'est un facteur de motivation supplémentaire pour moi ! ». Retours d'expériences, conseils... Leurs échanges lui permettent de faire progresser sa ferme.

Une ferme dont les récoltes seront officiellement bio en 2020. C'est alors que Vincent Bailly pourra profiter des prix intéressants de la filière. De quoi lui permettre de « pérenniser son exploitation » en la rendant moins exposée à des marchés conventionnels parfois très volatils.

Lire aussi : Portraits des jeunes talents de la filière céréalière
(*) Son histoire est retracée dasn un ouvrage qui vient de paraître : « Le tour de France des jeunes talents de l'agriculture » (Editions France Agricole), par Christophe et Sylvie Dequidt.

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Vincent Bailly, 27 ans, agriculteur, Guyancourt (Yvelines)

C'est une histoire qui s'écrit, à Chambéry, depuis plus de 170 ans. Celle de l'entreprise Alpina Savoie, plus ancien semoulier pastier français, fabricant réputé de pâtes et crozets. Et au cœur de cette histoire, Lucie Bontron joue aujourd'hui un rôle central.

La jeune femme de 27 ans est en effet devenue en 2017 maître pastier au sein de la société. A charge pour elle de porter les secrets de fabrication des produits d'Alpina Savoie. Des secrets qui lui ont été transmis par l'ancien maître pastier de l'entreprise, avant qu'il ne parte en retraite après plus de 40 ans de carrière.
Lucie Bontron est donc désormais garante des savoir-faire qui ont contribué au succès d'Alpina Savoie. « Nous pouvons fabriquer des pâtes très techniques qui nécessitent une grande maîtrise des différentes machines utilisées, explique-t-elle. Il faut par exemple s'assurer que certaines de ces pâtes disposent d'une texture spécifique pour résister à des processus impactants comme la stérilisation. » Au fil des mois passés aux côtés de l'ancien maître pastier, elle a donc appris à maîtriser tous les processus, notamment les plus complexes comme le séchage lent à basse température qui permet de préserver la qualité nutritionnelle et gustative des pâtes.

Concentrée sur la préservation de ces savoir-faire, elle travaille dans le même temps à la création d'innovations alimentaires. L'une des dernières en date : des pâtes directement réhydratables à froid qui permettent un gain de temps considérable et une utilisation d’eau divisée par 7. « Mon métier me permet de faire beaucoup de choses différentes, c'est ce qui le rend attractif, se réjouit-elle. Et c'est toujours une grande fierté de pouvoir voir nos produits en rayon et d'avoir des retours positifs des clients ! »


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Des céréales, du lait, des fruits rouges. Pour atteindre un équilibre économique et assurer une plus grande stabilité à ses revenus, Laure Figeureu-Bidaud a décidé de jouer sur la complémentarité des modèles de production (*).

Sur les terres familiales où trois exploitations « tournent » de concert, les grandes cultures (et notamment une production de blé certifiée label rouge) constituent un socle sur lequel prendre appui pour se lancer dans de nouveaux challenges. C'est ainsi que l'agricultrice de 32 ans a décidé de se diversifier en créant un atelier framboise de 3 ha. « Cela demande des investissements conséquents, explique-t-elle. C'est donc parce que nous avions nos activités autour des grandes cultures que nous avons pu le lancer, indique-t-elle. Ce ne serait pas possible aujourd'hui d'être uniquement producteurs de petits fruits sur l'ensemble de la surface de l'exploitation ».

Installée depuis trois ans, la jeune femme travaillait précédemment comme ingénieure chez Limagrain. Elle a ensuite décroché la bourse Nuffield qui permet de voyager à l'international pour mieux cerner les leviers de développement des structures agricoles. Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis... A travers ses déplacements, Laure Figeureu-Bidaud dit avoir beaucoup appris. Notamment l'importance d'avoir à l'esprit, dans sa conduite d'exploitation, les enjeux sociétaux et les attentes de la population. Ses prochaines explorations : probablement l’Asie, et en particulier le Japon.

C'est ce qui guide notamment ses choix pour sa production de framboises. Une production de qualité qu'elle propose en circuit court, par le biais de la vente directe et en commerçant avec les restaurateurs, traiteurs, pâtissiers des régions rouennaise et parisienne. Prochaine étape pour elle : l'obtention d'une certification bio qui permettra, là aussi, de répondre aux souhaits d'un nombre croissant de consommateurs.


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(*) Son histoire est retracée dasn un ouvrage qui vient de paraître : « Le tour de France des jeunes talents de l'agriculture » (Editions France Agricole), par Christophe et Sylvie Dequidt.
 

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Laure Figeureu-Bidaud, 32 ans, agricultrice, Heuqueville (Eure, Normandie).

C'est une opportunité qu'il savoure au quotidien. Au sein du groupe Soufflet, Clément Masson participe au développement des filières bio.

« C'est un marché qui se développe à grande vitesse, ce qui est enthousiasmant, explique-t-il. C’est un très beau challenge ! ». Commercial collecte bio, il se place, dans cette filière, à une position stratégique, à l'interface entre les agriculteurs bio et les acheteurs (meuniers, malteurs...). A charge pour lui d'établir un lien, de comprendre les besoins des uns et des autres et, finalement, d'agir en véritable chef d'orchestre pour que les transactions se réalisent. Un poste d'observation à 360° qui lui permet de comprendre les besoins et les potentiels de marché qui s'expriment à travers la France, et lui garantit une grande diversité d'activités.

Clément Masson reconnaît ainsi ne pas avoir de « journée type » : il peut rencontrer des agriculteurs à qui il achète par exemple du blé ou de l'orge, échanger avec des courtiers ou des industriels au téléphone... Il crée du lien entre les différents maillons de la filière, peut aussi négocier, tout en étudiant l’aspect logistique (transport, stockage...) qui permettra le transfert des grains du vendeur à l'acheteur. De quoi ravir ce garçon qui souhaite vivement poursuivre sa carrière dans ce secteur en plein développement « où l'on ne connaît pas la routine ! »
 

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Clément Masson, 28 ans, commercial collecte bio (groupe Soufflet), Nogent-sur-Seine (Aube)

Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier ? Une évidence pour Stéphanie Guicheux. La jeune femme est salariée et décisionnaire sur l'exploitation de son conjoint, en Normandie. Et tous les deux mènent de concert une diversification réfléchie de leur exploitation céréalière.

Les champs d'orge ou de blé sont toujours là, mais progressivement, des ateliers d'élevages ovins et de lapins ont été lancés, au même titre qu'une activité de vente directe. Objectif : multiplier les débouchés de l'exploitation et, ainsi, sécuriser leur revenu.

Le système a d'ailleurs rapidement fait ses preuves. En 2016, un an seulement après la reprise de la ferme, la France des céréales a dû faire face à un printemps catastrophique sur le plan climatique. Les récoltes ont été durement touchées. « Heureusement que la vente directe était là, assure aujourd'hui Stéphanie Guicheux. Cela nous a permis de limiter nos pertes ». Dans l'organisation vertueuse qu'ils développent, la production céréalière peut aussi être un précieux atout pour l'atelier ovin. « Il y a une belle complémentarité : notre orge ou notre épeautre nous permettent de nourrir les animaux et de gagner ainsi en autonomie, poursuit-elle. La paille des blés est par ailleurs utilisée pour les litières ».

La diversification et la vente directe ont également un autre intérêt pour la jeune femme : « Grâce à cela, nous nous rapprochons des consommateurs, nous pouvons leur expliquer plein de choses, par exemple d'où vient l'alimentation de nos animaux. » Ils leur montrent aussi que « les fermes changent », qu'elles intègrent des « pratiques plus durables comme l'allongement des rotations. Nous incarnons une nouvelle génération qui arrive dans les exploitations et qui veut bien faire. Et le lien que nous créons avec le grand public nous donne la possibilité de le faire savoir ».
 

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Stéphanie Guicheux, 29 ans, salariée agricole, Sylvains-les-moulins (Eure)

Grain merchant ? C'est un « commerçant en grains », traduit simplement Antoine Lievin. Au sein du groupe Soufflet, c'est la mission qu'il mène pour « valoriser la récolte française dans une démarche de filière ».

Une mission, à ses yeux, pleine de sens. « Lorsqu'on voit le bateau qui charge, on sait ce que l'on achète et ce que l'on vend et à quoi sert notre travail, explique-t-il. La distribution des ressources sur notre planète est telle qu'il faut que les céréales voyagent. Les habitants de certaines zones géographiques en sont dépourvus et en ont besoin, par exemple pour faire du pain. Et les grain merchant sont là pour animer cette circulation des grains. »

Le jeune homme de 27 ans est donc chargé, jour après jour, de construire cette relation entre vendeurs et acheteurs. C'est par exemple par son travail qu'un bateau de 4000 t de blé meunier français a pu rejoindre l'Espagne en début d'année. Un travail qui demande, outre une indispensable fibre commerciale lors des phases de négociation, un goût pour l'analyse des marchés dans toute leur complexité. Le climat, la géopolitique ou encore le fret... De nombreuses données sont à prendre en compte pour comprendre les flux commerciaux, leurs évolutions, et agir en conséquence. « C'est très complexe et riche en changements, confirme Antoine Liévin. C'est pour cela que l'humilité fait partie des qualités que doit assurément avoir un bon grain merchant car il aura toujours à apprendre ».


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Lorsqu'elle a vu pour la première fois ses blés sortir de terre, Aurélie Léger a ressenti une vive émotion. « Ma première levée ! », se souvient-elle. L'impression d'avoir franchi une étape et, finalement, réussi ses premiers pas dans son nouveau métier, agricultrice.

Elle a quitté à 32 ans la vie de bureau qu'elle menait en Normandie, dans une chambre d'agriculture, pour un nouveau « challenge » : reprendre la ferme de son parrain partant à la retraite dans la Vienne. Après un contrat de parrainage porté par le Conseil Régional, au cours duquel elle a mis ses pas dans ceux de l'agriculteur, elle a pris, en août dernier, la tête de cette exploitation céréalière de plus de 300 ha. Avec un bel enthousiasme : « l'exercice a évidemment ses difficultés, mais, bien entourée, j'ai de la volonté et l'envie de réussir. »

Surtout, elle dit avoir aujourd'hui « le sentiment de se lever chaque matin pour faire quelque chose qu'[elle] aime. C'est formidable de contribuer à ce cycle de développement qui voit de petits grains grandir pour devenir en quelques mois un vaste et bel ensemble de plusieurs tonnes de blé », explique-t-elle.

« Fière de son métier », elle attend désormais avec impatience sa première récolte. Avec, déjà, un projet en tête pour les années qui viennent : se tourner vers une agriculture de conservation. Une évolution des pratiques (couvert permanent, semis direct...) grâce à laquelle elle souhaite « encore plus préserver ses sols et favoriser leur activité biologique».

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A 25 ans, Arnaud Cormon est responsable d'une équipe de quatre personnes au sein d'une entreprise française de dimension internationale. Le jeune homme n'avait probablement pas envisagé évolution si rapide lorsqu'il a intégré en 2013 l'Ecole nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC) de Nancy.

Il ne connaissait d'ailleurs pas le secteur de l'amidonnerie où il travaille aujourd'hui. C'est à l'occasion d'un stage qu'il découvre, en dernière année, l'entreprise Roquette qui, sur son site de Beinheim (Alsace), produit de l'amidon à partir de blé ou de maïs. Il sera alors séduit par ce secteur « zéro déchet, où rien n'est jeté, où tout produit qui rentre est entièrement valorisé sous différentes formes », explique-t-il.

Embauché en octobre 2016 à l'issue de son stage, il est ingénieur procédé durant un an et demi. Et, depuis mai dernier, c'est en tant que responsable support production qu'il poursuit son parcours dans ce secteur d'activité dynamique qui offre aujourd'hui de belles opportunités de carrière. Cela, qui plus est, à une position stratégique : avec son équipe, Arnaud Cormon travaille au quotidien à l'optimisation des procédés de l'usine.

Les résultats, en la matière, peuvent être spectaculaires : l'une de leurs dernières interventions a permis à un atelier de l'usine de gagner un mois de productivité supplémentaire par an !


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