« S’il n’y avait pas eu de riz en Camargue, la région serait aujourd’hui un désert salé ! » affirme Robert Bon, le conservateur du musée du Riz, installé à quelques kilomètres d’Arles. Lorsqu’en 1870, Napoléon III endigue les deux bras du Rhône, le delta camarguais se fragilise. Avec le mistral et les fortes chaleurs, la région subit en effet deux fois plus d’évaporation que de précipitations. Par capillarité, le sel remonte alors à la surface, transformant, en moins de trente ans, la Camargue en marais salant.