David Deprez : retour aux fondamentaux de l'agriculture | Les céréales

David Deprez : retour aux fondamentaux de l'agriculture

David Deprez
Passion Céréales

Depuis 2018, son exploitation est une véritable vitrine de l'agriculture durable.

David Deprez a obtenu la certification HVE (Haute valeur environnementale) niveau 3, le plus haut grade possible. Pour ce céréalier de Seine-Maritime, il s'agit d'une « belle satisfaction ». Mais c'est aussi un « défi permanent ». « Rien n'est jamais acquis », résume-t-il.

Plantation de haies, mise en place de bandes enherbées, aménagements hydrauliques... La certification valorise de nombreuses actions menées sur l'exploitation en faveur de l'environnement et de la biodiversité. Parmi les différents critères observés, la gestion raisonnée des traitements phytosanitaires est, à ses yeux, « le plus difficile à respecter au quotidien ». Alors, « afin d'utiliser de moins en moins son pulvérisateur », David Deprez a déployé sur son exploitation de nombreuses stratégies.

 

 

Pour réduire l'usage des intrants traditionnels, il a parfois recours à des produits alternatifs comme le soufre pour lutter contre certaines maladies du blé. De même, le céréalier reconnaît être « moins exigeant » qu'auparavant concernant les mauvaises herbes, privilégiant lorsque cela est possible un « désherbage mécanique avec des outils de ratissage et de sarclage ». Surtout, sa volonté de réduire l'usage des produits phytosanitaires lui a permis de revenir aux fondamentaux de l'agriculture. Il place ainsi la question agronomique au cœur de son travail, une rotation des cultures réfléchie sur ses parcelles lui permettant, par exemple, une meilleure gestion du désherbage.

L'observation de ses cultures est aussi valorisée. « Réduire les traitements implique d'être encore plus présent que d'ordinaire dans ses champs. Il faut être attentif, suivre la croissance des plantes, détecter d'éventuels problèmes... » Pour chaque décision, l’œil expert de l'agriculteur joue un rôle clé. Une façon, pour David Deprez, de « conduire » plus durablement son exploitation mais aussi d'être « en contact permanent avec la nature, l'une des grandes chances du métier d'agriculteur ».